Bien choisir son bois

Les généralités sur le bois de chauffage

Le bois est une ressource durable qui est présente sur près d’un tiers du territoire et qui est utilisée depuis le Moyen Age pour se chauffer. Le bois est délaissé dans les années 1950 au profit du gaz et de l’électricité.

Aujourd’hui, pour un souci d’économie et d’écologie, le bois et ses dérivés redeviennent des énergies à la mode pour se chauffer.

Le bois est un matériau biologique complexe, ligneux et constitué principalement de cellulose (50%), d’hémicellulose (15%), de lignine (25%) et d’eau. Sur pied, il peut contenir jusqu’à 80 % d’eau (50 % à 80 % en fonction de la période de l’année). C’est aussi un matériau hygroscopique (qui perd et reprend de l’humidité).

Bien choisir son bois de chauffage est essentiel pour une utilisation et un confort optimal. Le choix est vaste et peut s’avérer compliqué entre les différentes essences, les catégories de bois…

Les types de bois

Si on prend le bois au sens général du terme, on peut le diviser en 3 grandes catégories : les bois durs et les bois tendres issus des feuillus et le bois résineux.

Les bois durs – le chêne, le hêtre, le châtaignier, l’orme, le frêne, l’acacia et le charme – mettent plus de temps à sécher mais ont une puissance et une durée de combustion supérieures aux autres types de bois.

Les bois tendres – le peuplier, l’érable, le bouleau, le tilleul – auront un pouvoir calorifique légèrement inférieur aux bois durs.

Les bois résineux – le pin maritime, l’épicéa, le pin sylvestre, le sapin ou encore le mélèze – sont souvent bien plus riches en sève que les autres catégories de bois. De ce fait, en plus de brûler plus vite, ils ont tendance à encrasser les appareils de chauffage et les conduits de fumées si la température de combustion n’est pas assez élevée.

Le séchage du bois

Quelle que soit l’essence ou la catégorie de bois, le séchage est une phase obligatoire et indispensable pour pouvoir en faire une utilisation tout à fait optimale. Si vous utilisez du bois humide, il aura une combustion irrégulière, encrassera votre chaudière ou votre poêle ainsi que la fumisterie mais il ne vous restituera pas non plus la même chaleur puisqu’une partie des calories se perd en vapeur d’eau.

Le bois a besoin de 2 ans minimum pour sécher mais un bois fendu est un bois qui sèche plus rapidement qu’un rondin.

Il y a plusieurs manières pour arriver à vérifier le taux d’humidité du bois qui doit être inférieur à 20% pour une combustion complète : soit avec un hygromètre soit avec le test du liquide vaisselle.

Mode d’emploi : https://www.youtube.com/watch?v=hT3DboTD54c

Le stockage

Quelques règles simples à respecter :

  • entreposer votre bois dans un endroit sec et ventilé
  • ne le couvrez pas avec une bâche
  • ne ranger pas les bûches à même le sol, par exemple, vous pouvez les placer sur des planchettes
  • préférez faire sécher les bûches fendues plus que des rondins entiers

La combustion du bois

Pour qu’une combustion soit possible, il faut réunir 3 éléments :

  1. Du carburant (gaz)
  2. Du comburant (oxygène de l’air)
  3. La température du point d’inflammation (variable)

Si on supprime 1 de ces 3 éléments, la combustion s’arrête.

Les réglages des volets d’air primaire et secondaire en fonction des indications figurant dans la notice technique de votre chaudière sont très importants. Veiller à régler ces paramètres en fonction de la famille d’essences de bois utilisée (feuillus ou résineux) et de son hygrométrie.

Le saviez-vous... ?

Le recours à des bûches de 33 cm de long au lieu de 50 cm engendre une réduction de l’énergie fournie d’au moins 30%